Georges est sans doute le joueur qui inspire le plus de respect physique dans la LNH. Plusieurs jeunots ont bien tentés de se faire une réputation en voulant l'affronter mais ils ont rencontrés leur Waterloo.
Georges ne se bat pas systématiquement à chaque invitation. Il a développé ses stratégies et a aprit beaucoup. Rien ne sert de se rendre au banc de punition seul ou avec un adversaire qui n'a aucune envergure.
Le score, le momentum, l'adversaire et l'enjeu de la partie sont ses critères de sélection pour savoir si il doit passer à l'action ou non. Ce qui fait de lui un adversaire intelligent et redoutable. Il a fait ses classes dans la ligue de hockey sénior où il fesait la loi.
Mais la raison pour laquelle il connait une longue carrière dans la LNH est qu'il sait aussi jouer au hockey. Entendons-nous. Quand je dis qu'il sait jouer, je ne prétend pas qu'il soit un grand joueur mais il peut faire quelques «shift» sans se battre durant le match, à seule fin de laisser respirer les bons joueurs de son équipe.
Sa seule présence sur la glace refroidit assez vite les esprits qui se seraient échauffées. Elle permet aussi à ses coéquipiers de plus petites tailles d'obtenir plus d'espace pour manoeuvrer. Qu'est-ce qui arrive quand un petit joueur rapide et agile peut s'en donner à coeur joie? Il va provoquer de belles occasions de compter.
Le Canadien aurait bien eu besoin de Georges contre les Flyers. Avec lui, je suis convaincu qu'ils auraient fait belle figure dans cette série et peut-être même, l'aurait-il gagnés.
La prochaine saison nous en dira plus long sur la pertinence de son embauche.
À suivre...
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